Ma délégation souscrit aux déclarations du Groupe africain, du Groupe arabe et des Non-Alignés.
Nous remercions Mme la Haute Commissaire, pour sa présentation et lui renouvelons notre appui.
J’ai 10 brèves remarques :
1-En matière de priorités thématiques pour les deux prochaines années, et conformément aux paragraphes 15 du préambule et 4 du dispositif de la résolution 48/141 de l’Assemblée générale, le Conseil, successeur de la Commission, devrait être consulté sur le prochain plan de gestion stratégique, avant sa finalisation.
2-La présente déclaration dépasse le cadre d’une simple mise à jour. Ses éléments stratégiques devraient être inclus dans le rapport annuel présenté à la session de mars du Conseil Les mises à jour durant les autres sessions devraient avoir pour seul objet d’informer le Conseil des développements durant l’intersession.
3- La présente déclaration est plus équilibrée car elle n’aborde pas seulement la situation des groupes vulnérables dans le Sud. Nous encourageons la Haute Commissaire à poursuivre dans cette voie. Nul pays n’a le monopole exclusif de la bonne foi ou du respect des droits de l’homme.
4- La discrimination de groupes vulnérables sélectionnés devrait être placée dans son contexte, à savoir la discrimination raciale et religieuse puisque ces groupes sont couverts par la Déclaration et le programme d’action de Durban de 2001.
5- Comme la Haute Commissaire, nous estimons que les Etats qui mènent des opérations militaires doivent prévenir les dommages collatéraux en termes de victimes civiles. Il est en effet inadmissible qu’en Asie, des drones « atteignent à 2% leurs cibles, avec 98% de pertes collatérales »[1], comme je l’ai mentionné lors de la 11ème session spéciale du Conseil.
6- Nous nous félicitons de la décision de la Haute Commissaire de corriger le déséquilibre résultant de l’accent mis sur la réalisation des droits civils et politiques au détriment de la réalisation des droits économiques sociaux et culturels.
7- Nous encourageons la Haute Commissaire à centrer son plaidoyer et son action en matière de migration, d’une part, sur la ratification de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, et d’autre part sur l’opportunité d’adopter une démarche établissant un lien entre migration et développement.
8- En matière de justice transitionnelle, et vu la diversité des situations post-conflits, il est vital de ne pas prétendre rechercher des panacées dans des solutions standardisées pour les différentes stratégies de sortie de crise dictées par les circonstances.
9- Deux titulaires de mandat n’ont pas respecté le Code de conduite et les résolutions du Conseil concernant leur mandat. La Haute Commissaire pourrait en promouvoir une meilleure compréhension.
10- La Haute Commissaire a abordé la révision quinquennale du fonctionnement et des méthodes du travail du Conseil. Les axes prioritaires de cette révision devront résulter d’un processus intergouvernemental qui devrait débuter dès que possible.
11- Nous souhaiterions saisir cette occasion pour réitérer la position du Gouvernement algérien concernant l’ouverture des bureaux régionaux de l’Office qui ne doit se faire qu’après consultation et accord de l’ensemble des pays couverts sur le principe de l’ouverture de tels bureaux et sur leur mandat et qui ne doit pas être exclusivement négociée avec l’Etat hôte.
[1] Colonel David Kilcullen, ancien conseiller du Général David Petraeus, cité par le Financial Times du 21 mai 2009 : « The shadow of history passes over Pakistan »