Il m’est agréable, avant tout, de saluer Madame Margarita Gonzalez Fernandez ,Ministre du Travail et de la Sécurité sociale de la République de Cuba , Présidente du groupe des paysnon alignéset de la remercier pour avoir organisé cette rencontre qui nous permettra d’aborder des questions d’intérêt commun et d’harmoniser les positions concernant les thèmes inscrits à l’ordre du jour de cette session et ce, en application de la recommandation du 14èmesommet du mouvement des pays non alignés qui s’est tenu à La Havane en 2006.
Nous notons avec satisfaction les progrès accomplis par la Commission de l’application des conventions et des recommandations de l’Organisation Internationale du travail, même si nous constatons que la liste des pays appelés à se présenter devant la commission est communiquée avec retard ce qui ne permet aux pays concernés de rassembler les éléments de réponsenécessaires dans les délais .
Aussi, en ce qui concerne, l’adaptation des méthodes de travail de laCommission de l’application des conventions et des recommandations, nous appuyons la proposition contenue dans le projet de déclaration visant à diffuser la liste des pays appelés à se présenterdevant la commission, 15 jours avant le début de ses travaux et que les pays concernés en soient informés individuellement afin qu’ils puissent préparer les réponses et apporter les éclaircissements nécessaires concernant les griefs qui leur sont adressés à propos de l’inobservation de telle ou telle convention .
Nous considérons que ce délai est également nécessaire pour permettre aux pays concernés de préparer desmemorandum sur les observations et les griefs qui leur sont adressés par la commissionavec les éléments de réponse et de les transmettre aux pays membres du mouvement des pays non alignés afin qu’ils puissent étudier les modalités du soutien à apporter au pays interpellés. Cette proposition pourrait faire l’objet d’une recommandation de notre groupe.
Madame la Présidente,
Pour ce qui ce qui est de la déclaration relative au 90ème anniversaire de la création de l’OIT, nul ne peut contester les importants acquis enregistrés par l’Organisation en faveur du monde du travail dans la mesure où depuis sa création en 1919 , l’OIT s’est fixé comme objectif fondamental l’instauration de la justice sociale dans le monde partant du fait qu’elle est l’unique organisation tripartite et la tribune internationale la plus appropriée pour le traitement des questions concernant le mode du travail.
Toutefois, depuis quelques années, des critiques sont émises à l’endroit de l’organisation , notamment en ce qui concerne le mode de fonctionnement de certains de ses organes ainsi que le système de représentation en leur sein tel que le comité de la liberté syndicale et le conseil d’administration.
En ce qui concerne la représentation des continents au sein du conseil d’administration, il convient de signaler que celui –ci comprend 56 sièges (Y compris les membres suppléants) dont 10 sièges permanents occupés par les pays qui ont la plus grande importance industrielle.
En 1986, un amendementà la constitution de l’OIT a été introduit en vertu duquel le nombre actuel des sièges a été doublé,conformément au principe de la représentation équitable des continents, et les sièges permanents supprimés.
Cependant,à ce jour, cet amendement n’est pas entréen vigueur n’ayant pas atteint le quorum nécessaire de ratifications fixé au deux tiers (2/3) des membres dont cinqdes dix membres permanents.
A la date du10 mars 2008, seuls 93 pays membres, ont ratifié l’amendement ( dont deux membres permanents) sur les 121 requis pour l’entrée en vigueur de l’amendement .
En ce qui concerne les pays membres du mouvement non alignés,il convient de signaler qu’à la même date, 52 pays n’ont toujours pas ratifié l’amendement sachant que la ratification par la moitié de ce nombre seulement suffirait àatteindre le quorum pour ce qui est des pays à sièges électifset nous permettrait de convaincre trois membres permanents de ratifier cet amendement.
A cet effet , j’invite les pays qui n’ont pasencore ratifié l’amendement à le faire dans la mesure où il sert l’intérêt de tous les Etats sans exceptionet ce, d’autant plus qu’aucun pays non aligné ne dispose de siège permanent.
Madame la Présidente,
En ce qui concerne les réponses à la crise financière et économique mondiale ,nous considérons que le mouvement des pays non alignés devrait adapter son approche aux nouveaux défis et mobiliser ses moyens d’action pour peser positivement sur le cours des évènements, en vue de contribuer à la promotion des objectifsstratégiques et des intérêts communs de ses membres.
La crise financière et économique que travers le monde et qui s’est muée en crise sociale exige de nous la prise de mesures pour y faire face comme elle exige des membres du mouvement d’œuvrer au renforcement de la solidarité et de l’unité d’action et au resserrement des rangs.
Nous devons également, réunir aujourd’hui, les conditions requises pour participer efficacement à relever les défis actuels et à renforcer nos capacités de prise en charge de nos besoins en matière de développement sachant que la gestion rationnelle de la crise nous impose de promouvoir une nouvelle vision du monde , celle à laquelle le mouvement n’a cessé d’appeler, une vision pronant une coopération multilatérale ouverte , participative et résolument orientée vers le développement et le progrès en faveur de tous .