Mesdames et Messieurs les chefs et membres des délégations
Je voudrais d’abord féliciter Monsieur Khandaker Mosharraf Hossain pour son élection en tant que Président de notreConférence en lui souhaitant plein succès dans ses tâches.
Depuis plusieurs années, et à partir de cette tribune, nous avons attiré l’attention sur les dangers que représente le chômage. Ilconstitue une entrave à l’accès à des conditions de vie dignes et décentes pour ceux, nombreux de par le monde, qui le subissent.
Il constitue même dans beaucoup de cas, un terreau fertile dont se nourrissent les différents extrémismes et le terrorisme international.
Le chômage, et particulièrement le chômage des jeunes, affecte aujourd’hui, tous les pays et ses effets négatifs constituent, de l’avis de tous, une menace pour la paix et la stabilité internationales.
Cependant, au fil des ans, le chômage loin de s’estomper s’aggrave au contraire en conséquence de la crise financière mondiale qui s’est muée en crise économique. La perte d’emplois qui en est résulté pourrait atteindre incessamment 59 millions de postes de travail à travers le monde, selon les estimations du Directeur Général du BIT dans son rapport pour 2009.
La recrudescence et l’aggravation du chômage risquent de se traduire par une exacerbation des conflits sociaux et par des tensions dans les relations internationales en raison de l’accroissement attendu des flux et des reflux migratoires.
La crise économique etfinancière mondiale a mis en évidence les dysfonctionnements du système financier international et l’ incapacité des institutions de Bretton Woods à les prévenir ou à y faire face .
Il en est résulté des dérèglements de l’appareil de production à travers le monde .
L’impératif de reformer ce système est devenue une conviction partagée par la communauté internationale dans son ensemble.
A l’instar du monde du travail qui est régi par des principes et des normes établis par l’OIT, le système financier mondial devrait également s’appuyer sur des principes et normes qui, sans remettre en cause les règles de l’économie de marché, assureraient un équilibre entre efficacité économique etjustice sociale.
Monsieur le Président,
L’Algérie, qui a opté pour l’économie de marché, a consacré, durant les cinq dernières années, plus de 160 milliards de dollars pour le renforcement de ses infrastructures de base, telles que le réseau routier, les ports, le rail et les ouvrages hydrauliques, parallèlement aux réformes des systèmes bancaire et douanier et la réunion des conditions pour la promotion de l’investissement productif, à travers notamment la récente décision de son Excellence, Monsieur Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de la République, portant création du Fonds national de l’investissement.
En outre, dans le cadre de la lutte contre le chômage dont le taux a été ramené de 30% en 1999 à 11,3% en 2008, un plan d’action pour la promotion de l’emploi a été adopté.
Ce plan s’appuie sur l’encouragement de l’investissement générateur d’emplois, sur la formation qualifiante, l’encouragement de l’esprit d’entreprenariat chez les jeunes, ainsi que la réduction des charges fiscales et parafiscales au profit des entreprises.
Des indicateurs de développement humain pour l’année 2008, démontre l’efficacité des actions entreprises :
-Le taux de scolarisation a atteint 97%,
-Le taux d’électrification se situe autour de 99%
-Le taux de raccordement au réseau d’eau potable a atteint 93%,
-La dotation journalière en eau potable a atteint 165 litres par habitant ,
-Le taux de raccordement au réseau d’assainissement a atteint 85%,
-L’espérance de vie a atteint 76 ans.
Monsieur le Président,
Au moment ou l’on célèbre le 90eme anniversaire de la création de l’OIT, et la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants qui correspond au 12 juin de chaque année, j’aimerais attirer l’attention de la communauté internationale sur les pratiques inhumaines que les autorités d’occupation font subir chaque jour au peuple palestinien ainsi que sur les graves atteintes aux droits des enfants palestiniens, jusque et y compris le droit à la vie.
La détérioration de leurs conditions de vie , déjà insupportables, a été encore aggravée par les bombardements et parl’embargo imposé aux travailleurs palestiniens les empêchant de rejoindre leurs lieux de travail ou les privant de leurs moyens de production .
Nous attendons de la communauté internationale, de l’ONU ainsi que des parties parrainant le processus de paix qu’elles assument leurs responsabilités en vue de rétablir le peuple palestinien dans ses droits, notamment le droit de fonder son Etat indépendant sur la terre de Palestine avec El Qods comme capitale, conformément aux décisions constitutives de la légalité internationale.