Participation du Ministre de la santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à la 62ème session de l’Assemblée mondiale de la Santé ( Genève, du 18 au 27 mai 2009) PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 16 Juillet 2009 08:06



Le ministre de la Santé, de la Population et de  la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat, a pris part aux travaux de l’Assemblée mondiale  de la santé , à la tête d’une importante délégation ( Genève, du 18 au 27 mai 2009). 

M. le Ministre a évoqué les grandes préoccupations en  matière de santé, notamment au niveau du continent africain.  Ces préoccupations ont trait notamment à la fuite des cerveaux, aux  médicaments génériques, à la recherche scientifique en matière sanitaire, a-t-il  dit, sans omettre la menace actuelle de la grippe A à laquelle le continent et l’Algérie en particulier, s’est préparé.
Sur la recherche scientifique, il a estimé que l’Algérie doit être aidée par l’OMS et les pays avancés, afin de faire face aux pandémies qui touchent  plusieurs pays.  
Durant cette Assemblée mondiale de la Santé dominée par la grippe A, M. le Ministre a indiqué que "l’Algérie a parlé  de cette menace selon sa vision développée lors de la réunion avec les groupes  africains et arabes en marge de l’Assemblée en privilégiant la prévention".   
A propos du virus de la grippe porcine, il a affirmé que l’Algérie,  n’est pas touchée par cette épidémie. "L’Algérie participe à ce rendez-vous  mondial avec force", a-t-il souligné.  
 Sur la menace du virus A H1N1, il a rappelé que le mot d’ordre de l’Algérie  est "pas de panique, mais pas de négligence dans la prévention". A ce sujet,  il a estimé que beaucoup de pays développés craignent la propagation du virus  de la grippe A à une large échelle. "En Algérie, toutes les précautions et mesures  ont été prises. Plusieurs pays développés craignent l’arrivée d’une pandémie  de cette grippe. Ils ont des maladies qui diffèrent de celles existant en Afrique,  où sévissent encore les maladies de la pauvreté et du sous-développement".         
Dans ce cadre, il a fait savoir que dans le continent africain, la malaria  tue plus de 50 personnes par jour, alors que le virus H1N1 n’a tué, en un mois,  que 70 personnes dans le monde.

- Le Dr Saïd Barkat s’entretient avec le Dr Luis G. Sambo, directeur régional OMS/Afro

En marge des travaux de la 62e session de l’Assemblée mondiale de la santé qui se tenus au Palais des nations à Genève (Suisse), le Dr Saïd Barkat, Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, s’est entretenu au siège de l’OMS avec le Dr Luis G. Sambo, Directeur régional de la région Afrique de l’OMS. A cette séance de travail ont assisté les membres de la délégation algérienne. Les deux parties ont passé en revue l’état de la coopération entre l’Algérie et l’OMS et examiné des questions d’intérêt commun ayant trait notamment à la nécessité de mettre en place des mécanismes qui renforcent les systèmes de santé en Afrique. Par ailleurs, les deux parties ont évoqué la question relative au niveau de la représentation de l’OMS en Algérie.

- Le développement du partenariat au centre des entretiens du Dr Barkat avec le directeur exécutif du Global Fund

Le Ministre algérien de la Santé a eu également des entretiens avec le Dr Michel Kazatchkin, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre la tuberculose, le paludisme et le sida (Global Fund).  Durant cette entrevue, le Dr Barkat a brossé un tableau de la situation épidémiologique en Algérie qui se caractérise par une faible incidence du VIH/SIDA et de la tuberculose et par l’élimination du paludisme, où les rares cas enregistrés sont des cas importés. Cette situation, a rappelé le ministre, est le résultat des actions engagées par l’Etat algérien qui a mobilisé  des moyens conséquents adossés à des programmes pertinents de prévention et de prise en charge curative accessibles gratuitement, y compris pour les ressortissants étrangers dépistés en Algérie et y séjournant. Les deux parties ont convenu d’œuvrer en commun pour relancer le partenariat sur des bases rénovées qui tiennent compte de l’expertise algérienne et de la volonté des pouvoirs publics algériens, de promouvoir un mouvement associatif réellement impliqué dans les programmes sanitaires et justifiant d’une action réelle sur le terrain en tant qu’auxiliaire de l’Etat. L’Algérie s’est, par ailleurs, déclarée disposée à apporter son soutien au Global Fund dans toute démarche renforçant le rôle de cette organisation auprès des organisations multilatérales spécialisées.

Mise à jour le Jeudi, 17 Septembre 2009 09:31
 
 
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